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Compositions

 


 

LE VOL DE LILITH 

clavecin amplifié, flûte, hautbois, trompette, basson, percussions, harpe, violon, contrebasse

(1999-2000) 12'

Ensemble FA, direction : Dominique My - création le 11 février 2001 - Salle Olivier Messiaen Radio France

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« Pourquoi devrais-je me mettre dessous ? Ne sommes-nous pas égaux,

deux moitiés de la même pâte ? »   Primo Levi ; Lilith.

Ceci n'est pas un concerto. Ou alors Brandebourgeois déglingué.

Lilith a plusieurs histoires, on va en faire le tour, vite.

Pas d'effet soliste donc, ni d'opposition interminable, mais la communion, la contamination, la transmission, le frottement.

Lilith habite le fond de la mer, la nuit elle vole, on peut l'attraper avec une soucoupe renversée. Il arrive aussi qu'elle entre dans le corps d'un homme.

Les temps ici sont multiples, se déduisant les uns des autres où s'opposant sans transition, formant parfois de micro mille-feuilles temporels.

Lilith est friande de la semence de l'homme, surtout celle gaspillée, elle accouche ensuite de diables, mais qui ne font pas de grands dégâts.

Créer l'accélération par la boucle, les figures ne s'opposent pas, elles naissent par glissement des unes sur les autres. Une manière de venir à bout du discours ?

Lilith la diablesse devint la maîtresse de Dieu suite à la colère de la Shekinà.

La Shekinà - la propre présence de Dieu dans le monde - ex-femme de ce dernier.

Ça fait scandale.

Les choix instrumentaux sont faits ici en fonction des caractéristiques timbrales du clavecin, cela va du proche   (harpe) au cousinage (trompette avec sourdine) et jusqu'au lointain et presque dérangeant vibraphone.

Lilith aime les avalanches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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